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Ce site à été réalisé par l'intersyndicale de Textiles Well S.A.

Les syndicats et leurs représentants sont :  CFDT :  Yves Couderc / CFE CGC : Laurent Carré / CFTC : Stéphane Charlin /CGT : Patrick Valette / FO : Gilbert LLeida

Vous pouvez nous joindre : intersyndicale-well@laposte.net

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Jeudi 21 décembre 2006

Tout d'abord être conscients que c'est une épreuve est le minimum de dignité que l'on puisse avoir. Les organisations syndicales aimeraient que l'actionnaire soit partie prenante de ce cas de conscience également.

L'actionnaire doit penser avant tout à l'humain plutôt qu'au profit

Nous rappellerons l'engagement initial de MM. Pinot et Michaud, lors du CCE extraordinaire annonçant la suppression probable de 300 emplois, à ce que les conditions de départ soient supérieures individuellement à celles proposées lors du PSE concernant 149 personnes. Aujourd'hui le compte n'y est pas, d'où nos demandes d'augmentation de la prime complémentaire,  du maintien de la mutuelle pendant 24 mois et le  maintien de la rémunération à partir de la signature. Cela est tout à fait justifié et fondé.

Ensuite Natexis Industries s'est engagé à financer les départs, de toutes les personnes concernées par la fermeture de la production, à hauteur à minima de celles négociées dans le premier PSE. Cet engagement n'a jamais été lié à la signature d'un avenant ou d'un nouvel accord de méthode. Cet engagement peut parfaitement se concrétiser à travers un PSE classique.

Aujourd'hui le projet de la direction est vide ! Le seul document qui leur sert de base est une liste de prix négociée par un cabinet extérieur. Aucun élément concernant la qualité, le niveau futur des stocks, la réactivité … Comment voulez-vous croire en leur projet ? C'est pour cette raison uniquement que nous avons voulu que la direction s'engage dans le temps (31 décembre 2010) à travers l'accord de méthode.

D'après notre PDG (Père Noël), le contenu du plan de sauvegarde de l'emploi est généreux.

- Faites donc votre calcul : avez-vous 2 ans de salaire net en moyenne ou 3 ans si votre ancienneté est supérieure à 30 ans ? (combien de personnes sont dans ce cas ?)
- Il est facile de parler de nombreuses mesures de reclassement alors que dans le plan social il n'est prévu aucun reclassement dans le groupe NATIXIS, et que le bassin est sinistré.
- Une aide à la revitalisation du bassin d'emploi : cette mesure bien que justifiée ne doit pas être incluse dans l'enveloppe des mesures bénéficiant aux salariés, car elle ne bénéficiera aux salariés que tardivement et surtout pas au seuls salariés de WELL

 

Notre PDG pensait parvenir à un accord sur ces bases, Mais avez-vous, en tant que salariés de Well le même sentiment ? La phrase de menace qui consiste à dire, que l'entreprise est allée au bout de ce qu'elle pouvait faire sans mettre en péril l'équilibre futur de WELL, est étonnante

-         car l'enveloppe globale de 18.5 Millions d'€ est une prévision pessimiste. Par ailleurs nous ne connaissons pas la ventilation exacte de toutes les mesures.
-         Cette somme sera-t-elle toute dépensée ?
-         Si tout est calculé sans mettre en péril le futur de Well, pourquoi alors refuser de signer un accord engageant l'entreprise et notre actionnaire jusqu'en 2010 ?

 

Salariés vous pouvez constater que la direction a bien rompu, par son attitude, les négociations et que ce que nous demandons reste très raisonnable. Les organisations syndicales sont prêtes à se retrouver autour d'une table avec la direction, la porte n'a jamais été fermée et M. Pinot le sait très bien.

Nous vous souhaitons malgré tous de passer
de bonnes fêtes de fin d'années. 

 

 

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Mardi 19 décembre 2006

Aujourd’hui, mardi 19 décembre 2006, NATIXIS à travers le PDG de Textiles Well a décidé unilatéralement de rompre les négociations en cours de l’accord de méthode.

Lors de la réunion du 11 décembre l’actionnaire semblait enclin à donner satisfaction aux dernières revendications des organisations syndicales (augmentation de 1 000 euros de la prime complémentaire / mutuelle sur 24 mois / engagement de la part de l’actionnaire sur la validité de l’accord de méthode jusqu’au 31 décembre 2010 / garantie du maintien  des rémunérations).

Ce jour revirement complet :

-         D’accord pour l’augmentation de la prime mais à condition que la direction puisse se rattraper sur d’autres mesures concernant la mutation concertée, l’aide aux entreprises qui embaucheraient un salarié de Well …

-         Pas d’engagement sur le futur

-         Maintien du salaire mais sous certaines conditions …

Bref aucune avancée significative.

Devant cette position, les organisations syndicales ont fait le constat que la direction ne souhaitait pas que la négociation en cours aboutisse et en ont pris acte.

NATIXIS NE VA PAS JUSQU’AU BOUT DE SES ENGAGEMENTS

NATIXIS a décidé de fermer le site de production du Vigan, bien sûr les organisations syndicales vont se battre pour prouver qu’il se trompe. Par contre NATIXIS refuse d’assumer ses responsabilités en refusant de s’engager sur l’avenir des salariés qui devraient rester, en cas de PSE futur, c’est dire leur confiance en leur projet ! Pourtant les organisations syndicales ne demandaient qu’un engagement jusqu’au 31 décembre 2010.

LICENCIEMENTS ANNONCES ET EMBAUCHE MASSIVE DE CDD : CHERCHEZ L’ERREUR

NATIXIS annonce des licenciements et en même temps nous constatons une augmentation plus que significative du carnet de commande. Certes, certains de nos clients on peur de l’avenir et avancent leurs commandes pour les produits à leurs marques, mais les commandes de produits à la marque Well augmentent aussi. Du coup on demande à tous d’augmenter les cadences, on démarre un maximum de métiers … et on embauche des CDD !!!

Si les visions de NATIXIS sur le projet de délocalisation sont aussi pertinentes que leur gestion actuelle des effectifs sur le Vigan on peut se poser des questions.

 

 

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Lundi 18 décembre 2006


Inévitable, parfois souhaitable, le transfert d'emplois vers le Sud ne peut se faire qu'à certaines conditions.

Well ou la délocalisation inhumaine
Par Olivier PASTRE
LIBERATION QUOTIDIEN : lundi 11 décembre 2006

Olivier Pastré professeur à l'université Paris-VIII.

Un fonds d'investissement qui, pour une fois, n'est pas anglo-saxon mais français, actionnaire majoritaire de l'entreprise Well, vient de licencier 400 personnes au Vigan (Gard), pour mieux délocaliser en Asie la production du deuxième fabricant français de sous-vêtements.
Les délocalisations sont inévitables, car le différentiel de coût salarial entre le Nord et le Sud est encore, aujourd'hui, abyssal. Elles sont même, d'un certain point de vue, souhaitables. D'abord parce qu'elles profitent aux consommateurs français (il y a, de ce point de vue, une extrême hypocrisie à condamner les délocalisations alors même que l'on se bouscule, chez H&M ou d'autres, pour en profiter en achetant des produits textiles qui sont à 70 % asiatiques), ensuite parce qu'elles constituent le seul moyen de contribuer efficacement au développement des pays du Sud. Est-il moral de condamner une industrialisation qui permet d'extraire les pays les plus pauvres de leur sous-développement ?
Si l'on ajoute à cela que les délocalisations ne jouent, à ce jour, qu'un rôle marginal dans les suppressions d'emplois en France (3 % selon l'Insee), on ne peut qu'adopter une position nuancée sur ce qui risque de devenir un des thèmes majeurs, et néanmoins démagogique, de la campagne électorale. Ceci ne veut pas dire que les délocalisations puissent se faire n'importe comment.
C'est là où le dossier Well constitue un cas d'école (et d'indispensable mobilisation). Deuxième opérateur français, 25 % du marché national, des produits plébiscités par tous (hommes aussi bien que femmes...). Rien à dire. Donc, défendre la compétitivité de Well, c'est très bien. Mais, ce qu'il y a de plus grave dans ce dossier, c'est sa dimension géographique. Fermer l'usine du Vigan revient à tuer purement et simplement une ville et peut-être une région. Quatre cents emplois supprimés au Vigan, sur 4 500 habitants, cela reviendrait, à l'échelle de la France, à supprimer d'un simple trait de plume 1,2 million d'emplois ! Et ce dans une ville où le taux de chômage est actuellement déjà de 17 %.
Il arrive un moment où il faut savoir dire non. Quand Hewlett-Packard a fermé certaines de ses usines en France, l'opinion s'est mobilisée. Et cela a eu un effet positif. Et, pourtant, des ingénieurs en informatique dans la région grenobloise doivent pouvoir retrouver du travail. Des ouvriers textiles au Vigan, c'est impossible. Que faire alors ? Déclarer une mobilisation générale. Aux politiques régionaux d'intervenir : Georges Frêche pourrait enfin s'occuper d'autre chose que des harkis et des footballeurs «blacks» ! Aux politiques nationaux de prendre position : la campagne présidentielle constitue un bon moyen de tester les candidats sur leur volontarisme social. Mais la mobilisation doit aussi concerner les citoyens qui disposent de multiples moyens de se faire entendre. Car, après tout, ne sommes-nous pas tous, à un titre ou à un autre, des citoyens du monde mais aussi des citoyens du Vigan ?


http://www.liberation.fr/rebonds/222363.FR.php
© Libération


Par OLIVIER PASTRE - Publié dans : soutiens divers
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Jeudi 14 décembre 2006

ACCORD DE METHODE

Lundi dernier, 11 décembre, a eu lieu une réunion concernant l’accord de méthode entre les organisations syndicales et la direction.

Malgré nos demandes, la direction reste presque bloquée sur ses positions, mais nous avons quand même avancé (Attention nous attendons une confirmation sur tous ces points, mardi prochain 19 décembre) :

-         augmentation de 1 000 euros de la prime complémentaire (pour toutes les tranches)

-         la couverture par la mutuelle serait portée à 2 ans au lieu de 1

-         maintien de la rémunération (y compris primes d’équipes et de production) pour tous les salariés jusqu’à la fin du PSE (ceci afin de permettre à chacun d’être mieux indemnisé après les licenciements)

-         validité de l’accord de méthode jusqu’au 31 décembre 2010. Ceci afin de garantir à ceux qui resteront après le mois de juin 2008, en cas de nouveau PSE, de partir dans les mêmes conditions)

Pour rappel : la signature de l’accord de méthode n’est pas la négociation du PSE. Il s’agit bien de négocier dans un premier temps les conditions minimum de départ, conditions qui serviront de base de négociation lors du PSE. Nous ne nous faisons quand même pas trop d’illusions et il faut bien comprendre que nous ne pourrons négocier par la suite que quelques points de détails. Par contre c’est à ce moment là que nous devrons nous battre sur le maintien de l’outil industriel au Vigan et donc sur le nombre de départ.

SAUVEGARDE DE L’OUTIL INDUSTRIEL

Mercredi 13 nous avons rencontré le cabinet SECAFI au titre de l’expertise demandée dans le cadre du droit d’alerte déclenché au mois de novembre. Ce cabinet va s’attacher à démontrer à la direction qu’elle fait fausse route en voulant sous-traiter la totalité de la production. Le rapport sera remis par ce cabinet à la fin du mois de février. Nous rappelons que notre premier combat doit être le maintien de l’outil de production, même si nous sommes conscients qu’il sera impossible de sauver tous les emplois. Seul ce maintien peut garantir – et encore – un avenir à l’entreprise Well sur le Vigan.

Nous avons donc demandé à la direction de prévoir que la première réunion de la procédure du PSE ne soit pas avant le 15 février. Il est important et même vital pour notre combat que le rapport de l’expert arrive au moment de la négociation sur le nombre de départ.

 Nous reviendrons vers vous dès mercredi prochain.


N’OUBLIEZ PAS DE VOUS INSCRIRE POUR LA MANIFESTATION A PARIS LE 24 JANVIER 2007 !

 

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Mercredi 6 décembre 2006
Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Mercredi 6 décembre 2006
Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Mercredi 6 décembre 2006

La vision de Natexis est simple : le concurrent principal (DIM) sous-traite déjà massivement il  faut donc faire la même chose

Personne ne se pose la question de savoir pourquoi certains acteurs du textile français font marche arrière ! En effet plusieurs d’entre eux ont essuyé de tels déboires qu’ils ont fini par rapatrier tout ou partie de leur production en France !

Alors aujourd’hui notre combat est simple : sauvons l’outil de production, prouvons à notre actionnaire que ses choix ne sont pas toujours judicieux. Il faudra se battre, point par point pour leur prouver que les écarts sur les coûts bruts de production ne doivent pas être les seuls critères.

Actuellement Well travaille déjà avec la plupart des fournisseurs qui ont été contactés récemment afin d’externaliser notre production. Nous connaissons donc leur capacité à mettre en œuvre nos produits … et le résultat est catastrophique ! D’énormes problèmes de qualité liés vraisemblablement à un problème de matériel, des retards de livraisons plus que chroniques, des commandes égarées …

Aujourd’hui nous sous-traitons environs 6 millions de paires de collant, que se passera-t-il demain quand nous leurs demanderons de nous fournir 23 millions de paires ? Nous craignons le pire !


LE CONTEXTE DU VIGAN

Taux de chômage actuel :  17 % =>  Taux de chômage demain si l’on ne fait rien : 25 %

Nombre de RMIste aujourd’hui : 200 => Nombre de RMIste demain : 500

60 % des salariés licenciés lors des plans sociaux précédents sont couverts par la CMU

Un bassin d’emploi déjà sinistré et oublié de tous les élus, qu’ils soient du département de la région et ne parlons même pas de nos députés …

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Lundi 4 décembre 2006
L’entreprise Well, qui fabrique des bas et des collants, va cesser sa production au Vigan (30).

Pourquoi cette information au Personnel des Caisses d’Epargne, au moment où il est à fond dans la vente d’actions NatIxis ?

Tout simplement parce que l’actionnaire principal de Well est Natexis-Banque Populaire, aujourd’hui NatIxis !

Alors que l’on promet plus de 15 % de retour sur investissement aux futurs actionnaires, il ne faut pas traîner en route pour y arriver.

La Tribune a titré le 19 octobre : « le plan de croissance de Natixis est jugé trop frileux par le marché ». Face à cet accueil mitigé, les gestionnaires de NatIxis – ces hommes et ces femmes qui créent, organisent et planifient, comme nous le dit  la publicité – ont sorti un plan B : la délocalisation et la liquidation d’activités.

L’entreprise Well ne perd pas d’argent, mais elle n’en gagne pas suffisamment aux yeux des investisseurs. A quoi bon être adossé à un puissant groupe mutualiste qui se gargarise d’avoir desvaleurs – comme l’indique là aussi la publicité – pour y retrouver les mêmes comportements qu’un vulgaire groupe capitaliste ordinaire ?

Le cadre de la nouvelle filiale des Caisses d’Epargne – Natixis – va donc inclure cette activité peu glorieuse de liquidateur d’entreprise !

Aujourd’hui, le textile cévenol, demain qui ?

Avec sa section de la Caisse de Languedoc-Roussilon, avec l’intersyndicale de NatIxis (voir au verso), la CFDT Caisse d’Epargne :

-  soutient la lutte des salarié(e)s de l’usine Well au Vigan,

-  appelle les dirigeants du Groupe Caisse d’Epargne à intervenir auprès de ceux de la filiale NatIxis pour qu’ils mènent une politique économique et sociale conforme aux missions d’intérêt général qui incombent aux Caisses d’Epargne de part la loi.

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Mercredi 29 novembre 2006
source : CNT

 
LETTRE OUVERTE AUX ELUS DIVERS ET VARIES,
AUX REPRESENTANTS DES ADMINISTRATIONS
ET AUX CHAMBRES CONSULAIRES

Nous faisons cette lettre ouverte afin de vous faire part à vous tous, acteurs (ou plutôt spectateurs ?), de ce qui nous semble indispensable de mettre en œuvre sur le bassin du Vigan.

Certes, ce n’est pas notre métier, mais une grande partie d’entre vous est dans le même cas. Nous, nous avons un grand avantage sur presque vous tous : nous sommes des habitants du Vigan et de ses environs et, demain, nous et nos enfants seront touchés de plein fouet par la situation du bassin d’emploi. Nous, habitants du Vigan, subirons une crise majeure car non anticipée par vos soins. En effet, depuis 20 ans, lentement mais sûrement vous avez laissé le bassin d’emploi péricliter. Oh ! vous avez tenu de beaux discours mais concrètement rien n’a été fait. Certains d’entre vous prétendent ne pas avoir à rougir de ce qu’ils ont fait, nous, nous prétendons le contraire. La chute du textile était une évidence pour tout le monde, sauf pour vous. Vous avez préféré faire la politique de l’autruche et attendre, attendre …

Que croyez vous qu’il se passera demain au Vigan avec un taux de chômage à 25 % ?

Vous risquez fort d’avoir à gérer des situations de crise …

Aujourd’hui, il faut un véritable plan de sauvetage, appelez le « plan marshall », « plan orsec » mais mettez le en œuvre. Il n’y a pas que dans les banlieues des grandes villes que les problèmes existent. N’attendez pas que les voitures et les bus brûlent au Vigan. N’attendez pas que le Vigan fasse la Une des journaux télévisés pour réagir !

Tout d’abord il faut prévoir un maintien mais aussi une amélioration des structures existantes

nous passerons rapidement sur la grosse farce (si seulement cela pouvait être risible) que représente le dossier des routes. 20 ans pour la liaison avec l’A75, 15 ans pour la liaison avec Ganges … Et toujours rien. Oh ! bien sur vous allez affirmer le contraire, nous sortir des dates, des chiffres, copies de vos interventions, mais le résultat est là : aujourd’hui le désenclavement routier du Vigan n’a pas été fait.

Quand on parle de route, il faut également parler de transports publics. Actuellement, 2 heures en moyenne pour rallier Montpellier ou Nîmes. Il semble indispensable de mettre en œuvre des transports en commun dignes de ce nom.

Quelle que soit la situation du Vigan demain, il faut que les grandes administrations et les services publics restent présents : nous pensons à la Sous-préfecture, à la Gendarmerie, à la Poste, à l’agence EDF, au Trésor Public, aux services des Impôts, la CPAM, aux Assedics, à l’ANPE …

Une petite parenthèse concernant l’ANPE : comme vous le savez, actuellement c’est le nombre d’offres d’emploi qui conditionne le nombre d’agents dans une agence. Que se passera-t-il demain si nous nous retrouvons avec 300 chômeurs de plus et plus aucune offre en provenance des entreprises locales ?

Pensez aussi à des structures qui de prime abord ne semblent pas importantes mais qui assurent la cohésion sociale : la Maison de l’Ecriture, l’Ecole de Musique (passera-t-elle au statut d’Ecole départementale ?),  le Cinéma, les nombreuses associations qui animent le bassin. Le classement du  Vigan en Zone d’Education Prioritaire donnerai également plus de moyens éducatifs au Collège et au Lycée du Vigan pour aider les jeunes à trouver leur place dans la société.

Mettez-vous également à la place d’un entrepreneur qui voudrait s’installer sur le bassin et regardez ce que nous lui proposons : certes le cadre est agréable, mais la piscine est ouverte 2 mois dans l’année car elle n’est pas couverte, la pratique du tennis ne peux se faire qu’en extérieur, la vitesse de l’ADSL est limitée, etc. Bref il faut penser à tous ces aspects de la vie courante que regardera systématiquement toute personne désireuse de s’installer localement et d’y attirer des salariés (on parle beaucoup des professions libérales et cette clientèle là est très attentive au cadre de vie).

Parlons un peu du tourisme : nous sommes quasiment invisibles au niveau national. De nombreuses démarches individuelles existent, un Comité du tourisme a vu le jour … mais le message n’est pas très clair pour le grand public. De plus le manque flagrant de structures d’accueil nous pénalise fortement : pensez que nous ne sommes mêmes pas capables d’accueillir ne serait-ce qu’un car ! Peut-être faudrait-il faire appel à un cabinet spécialisé ? Sans remettre en cause les structures en place, des conseils extérieurs ne pourraient qu’être bénéfiques.

De nouvelles structures devront voir le jour :

« pouponnières », « pépinières » d’entreprises, toutes structures capables d’accompagner les porteurs de projets : de l’idée à la réalisation réussie.

Délocalisations de centres de formations, permettant ainsi aux chômeurs de se reclasser sans avoir à faire des trajets longs et coûteux. Ne pas prendre comme exemple le centre de formation de la Chambre de Commerce de Ganges qui va fermer.

Pensez aux aides à la transmission, à la rénovation et au soutien du commerce et de l’artisanat local qui risque très prochainement de rencontrer de grosses difficultés. A ce propos : qui donne les autorisations au niveau de l’ouverture des grandes surfaces alimentaires ? Prenons l’exemple de l’enseigne LIDL qui compte s’installer au Vigan. A votre avis, qui fermera le premier : Intermarché ou Super U ? Est-il vraiment utile dans le contexte actuel de permettre l’ouverture de ce magasin ? Tant de salariés licenciés à terme d’un côté, tant d’embauchés de l’autre … pas terrible. Sur le même sujet il serait peut-être intéressant d’avoir A DEMEURE des antennes des Chambres de Commerce et des Métiers. En tout cas au moins sur une période de transition de plusieurs années.

Une structure d’accueil aux entrepreneurs. Ne recommençons pas l’expérience passée avec la SOFRED lors de la dernière re-industrialisation financée par l’entreprise Well, où régulièrement des entrepreneurs potentiels était mal, voir pas accueillis du tout.

Vous le voyez : la seule bonne et vraie idée qu’il faut mettre en œuvre est bien celle d’une CELLULE DE CRISE, cellule co-gérée par les acteurs locaux certes, mais dans laquelle nous devons tous être impliqués, chacun avec son niveau de responsabilité. Au vu du passé, il nous semble indispensable que cette structure soit une structure étatique ou du moins contrôlée par l’état. Cette cellule devra fonctionner certainement de nombreuses années. Le Comité de Pilotage proposé par M. Mancini est-il la bonne structure ? En tout cas les financements devront arriver rapidement, ne serait-ce que parce que nous imaginons mal une structure sans personnel permanent …

Une suggestion forte : faites classer le Vigan en « zone Franche », la situation actuelle comme celle à venir, justifient à elles seules cette décision.

Tout ceci aura un coût. Un coût très important et largement supérieur aux capacités financières de la seule Communauté de Communes. Il est clair, que vous tous : représentants de l’Etat, de la Région, du Département, de la Communauté de Commune, des Chambres consulaires …, vous devez vous engager sur cet point, honnêtement, publiquement et sachez que tous les habitants du Vigan vous attendent au niveau de vos actes.

Nous terminerons en vous disant que nous avons des doutes sur votre capacité à mettre en œuvre les moyens nécessaires au sauvetage de ce bassin d’emploi sinistré. Rappelez-vous : les mêmes réunions avec les mêmes personnes ont eu lieu il y a 8 ans et il y 3 ans lors des plans sociaux précédents. Rappelez-vous vos propos de l’époque et regardez les résultats autour de vous…

Nous attendons de votre part des actes forts pour retrouver la confiance en nos institutions. En tout cas sachez que nous ne vous oublierons pas et que nous suivrons de très prés tous vos discours et tous vos actes.

 

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : intersyndicale-well
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Mercredi 29 novembre 2006

UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE

NATIXIS : LA BANQUE QUI  LICENCIE

Un communiqué de SUD Caisses d’Epargne – 35, Boulevard de Sébastopol 75001 PARIS

Paris, le 28 novembre 2006

 Ces derniers jours, les salarié(e)s de l’Écureuil ont été destinataires d’une propagande intarissable de la direction leur vantant les bienfaits de NATIXIS, la banque d’investissements et de projets créée par le Groupe Caisses d’Epargne et les Banques Populaires. Dans certaines Caisses, des syndicats se sont même faits les relais et les chantres de ce discours langue de bois libérale, en décrétant que la réussite de l’opération de mise sur le marché des actions NATIXIS primait sur les légitimes revendications salariales des employé(e)s et qu’il ne fallait surtout pas faire grève pendant la période de vente des actions.

Le capital…

Début octobre, nous attirions déjà l’attention des salarié(e)s sur les véritables motivations des concepteurs de ce projet dans un tract intitulé : « NATIXIS : que du bonheur… pour les patrons et les actionnaires ! » Nous y présentions le revers de la médaille en soulignant les conséquences calamiteuses à venir pour les clients et les salariés.

 …ne rime pas avec social…

L’action de commercialisation n’est même pas terminée que se trouvent confirmés nos propos et révélée au grand jour la philosophie de NATIXIS à travers la récente prise de position de NATEXIS Industries, une de ses composantes. Actionnaire unique du Groupe Well (deuxième fabricant de bas et collants en France après Dim), une entreprise de textile ayant son usine au Vigan dans le Gard, la banque NATEXIS Industries vient de décider un plan social prévoyant entre 149 et 300 licenciements chez Well (sur un effectif de 438 salarié(e)s) pour délocaliser la production en Asie !

Si beaucoup d’employé(e)s de Caisse d’Épargne ont eu des états d’âme pour se mettre en grève à l’occasion de la création de NATIXIS, force est de constater que du côté de nos patrons et des « experts » de NATIXIS, on ne se pose pas ce genre de question quand il s’agit de mettre des salarié(e)s à la rue et jeter leurs familles dans la précarité. Pas de cas de conscience non plus du côté du MEDEF, le syndicat des patrons, bien en phase, lui, avec ceux dont il défend âprement les intérêts.

Ne soyons pas dupes ! Quand les fameux « experts » de NATIXIS se gargarisent d’internationalisation dans les coûteux spots télé et les luxueuses plaquettes en papier glacé de la Caisse Nationale, il faut entendre en réalité : délocalisation. Leur motivation est simple : gagner toujours plus, toujours plus vite avec le moins de frais possible au nom d’une pure logique financière.

 …mais avec licenciements

Cette logique là est de moins en moins partagée dans le pays. Le 24 novembre, après l’annonce du plan social, plus de 2 000 personnes sur les 4 400 habitants du Vigan se sont retrouvés dans la rue pour dire leur indignation et dénoncer la gestion purement financière de Well par NATIXIS.

 Notre propos à SUD n’est pas de faire culpabiliser les salarié(e)s qui vendent des actions NATIXIS actuellement, mais d’attirer leur attention sur la réalité du « produit » qu’ils proposent et qui n’apparaît pas dans les documents officiels.

Une fois de plus, preuve est faite que l’actionnariat cher à nos patrons et à leurs serviteurs zélés n’est pas compatible avec les intérêts des salarié(e)s.

Quelques chiffres :

NATIXIS représente 15,8 milliards d’euros de capitaux propres et gère plus de 500 milliards d’euros dans le monde. Rappelons que le budget de la France en 2006 était de 266 milliards d’euros !

Par L'intersyndicale Textiles Well - Publié dans : soutiens divers
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