Mardi 28 novembre 2006
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La direction a annoncé la fermeture de toute la production sur le site du Vigan.
Seuls devraient rester les expéditions, l’administratif, la lingerie et la recherche et développements, soit 130 personnes environs.
Attention : que personne ne se croit à l’abri !
Si ils arrivent à leurs fins :
Il est toujours prévu le départ d’une dizaine de personnes à la lingerie, de 7 dans les services administratifs … TOUS LES DEPARTS annoncés dans le cadre du premier PSE s’effectueront, départs auxquels se rajouteront bien évidemment non seulement les personnels liés directement à la production, mais aussi d’autres administratifs, d’autres cadres …
NOTRE COMBAT SUR
LA SAUVEGARDE DE L’EMPLOI
Lors du CCE extraordinaire du 27 novembre, les organisations syndicales ont, dans le cadre d’un droit d’alerte, nommé un expert. Expert dont la mission sera d’analyser dans le détail la totalité des informations sur lesquelles la direction s’est appuyée pour annoncer la délocalisation de la production.
Le but de cette expertise est clair et simple : prouver que la décision de la direction n’est pas fondée sur un choix économique mais bel et bien sur un choix purement politique. En effet les chiffres annoncés par elle nous laissent dubitatifs et aujourd’hui en tout cas ne nous convainc pas. Nous pensons que leur raisonnement est uniquement à moyen terme, et concerne essentiellement la revente de l’entreprise d’ici quelques années. Il est tellement plus facile de vendre une entreprise sans outil de production …
L’expert devrait nous remettre son rapport dès les premières semaines de 2007.
NOTRE COMBAT SUR
LES CONDITIONS DE DEPART
Si notre premier combat nous semble bien être le maintien de l’emploi, il est évident que nous ne pouvons occulter l’aspect financier des départs, et ce quel que soit leur nombre.
Bien sur la direction et l’actionnaire se sont empressés de proposer un avenant à l’accord de méthode précédemment signé. Leur but est d’acheter le plus rapidement possible et à moindre compte la paix sociale. C’est bien la direction qui veut relancer les négociations.
Dans cet avenant la direction s’est contentée de recopier les conditions de départ initiales. Elle ne propose aucune amélioration par rapport à l’original. Seules sont proposées les dates de déroulement de la procédure du PSE et les dates de départ des personnes licenciées qui seraient :
JUIN 2007 (pour les personnes prévues dans le premier PSE) et AVRIL – JUIN 2008 pour les autres.
Nous rappelons que non seulement la direction de l’entreprise, mais également l’actionnaire, se sont engagés publiquement ainsi qu’auprès des pouvoirs publics à ce que les conditions de départ des salariés soient les mêmes pour tous, à savoir celles négociées dans le cadre du premier accord de méthode.
Bien sûr nous ne pouvons accepter ceci. Il est clair que la situation n’est pas la même que lors du plan initial.
Dans le cas où c’est le scénario catastrophe qui s’applique, 300 chômeurs de plus du jour au lendemain sur le Vigan seront beaucoup plus durs à reclasser.
Même dans le cas où nous réussirions à sauver une partie de la production, il est évident que dorénavant c’est Natexis Industries qui doit assurer financièrement les conséquences de ses choix.
Aujourd’hui nous avons donc fait des contre-propositions visant à améliorer essentiellement les points suivants :
- AUGMENTATION SIGNIFICATIVE des primes complémentaires de départ
- AIDE A LA FORMATION
- AIDE A LA MOBILITE
- DEPARTS EN PRE-RETRAITE
- COUVERTURE PAR LA MUTUELLE
Concernant la FORMATION, le CONGE DE CONVERSION ainsi que les départs en PRE-RERAITE, il est important de savoir que les pouvoirs publics se sont déjà engagés à les mettre en œuvre.
En attendant la remise du rapport sur l’outil industriel par l’expert, nous reprenons la négociation sur l’accord de méthode. Nous avons prévenu la direction qu’il ne pourrait pas y avoir de signature de cet accord avant la remise du rapport de notre expert.
Nous vous informerons et nous vous consulterons au fur et à mesure de l’avancée des négociations.